Adapter le quotidien pour éviter la perte d’autonomie

Laisser la personne faire seule, même si c’est long, difficile et parfois imparfait. C’est à ce prix que la précieuse autonomie de nos aînés peut être maintenue dans les actes de vie quotidienne.

C’est la vocation première de l’Ehpad : accompagner la perte d’autonomie. Il s’agit de permettre à chacun de maintenir aussi longtemps que possible ses capacités physiques et/ou psychiques pour accomplir seul, chaque fois que c’est réalisable, les actes de la vie quotidienne. Cela engage aussi les proches dans un apprentissage de patience et de tolérance.

Un subtil équilibre entre respect de la liberté de la personne et prise de risques

Le plan de soin établi sur la base de l’évaluation gérontologique réalisée lors de l’entrée dans nos établissements, prend en compte les habitudes de vie et l’évolution des capacités de la personne. Faire sa toilette, s’habiller, manger, se déplacer… chacun de ses actes est accompagné pour laisser faire la personne seule, dans le respect de sa dignité et avec les moyens adaptés. La présence des aides-soignants participe au repérage des capacités et au respect du rythme de chaque résident.

L’infirmier, la psychologue, l’ergothérapeute... sont aussi présents pour évaluer le comportement, aider quand il le faut et encourager tout au long de son séjour.

Des aménagements et des facilités pour rester autonome plus longtemps

En complément de l’assistance d’ergothérapeutes et de psychomotriciens, les ateliers mémoire et les séances d’activité physique participent au maintien de cette autonomie si essentielle. Souvent, les familles expriment le souhait d’un accompagnement plus soutenu de leur parent. Jusqu’où aller dans l’assistance, au risque de précipiter la perte d’autonomie ? C’est une décision collective à laquelle les proches sont naturellement associés.