L’accompagnement des proches aidants

Soutenir les aidants familiaux pour qu’ils continuent à accompagner leur parent aux côtés des professionnels

Ils sont 11 millions de proches aidants – conjoints, enfants, petits-enfants, famille proche… - qui, de manière quotidienne ou ponctuelle, apportent une assistance régulière à leur épouse, époux ou parent en perte d’autonomie. Le plus souvent isolés dans leur soutien et en manque d’information sur les dispositifs qu’ils peuvent solliciter, ils rencontrent fréquemment des difficultés à se départir du sentiment de culpabilité quand le placement en Ehpad devient incontournable.

Comment préserver son rôle de « proche » auprès de son parent quand on est son aidant

On aide un parent proche parce qu’il parait naturel d’être là pour l’autre en cas de maladie, de perte d’autonomie. Mais il est essentiel dans cette relation de prendre conscience que l’on devient « aidant » afin d’identifier les limites de ce rôle. Dans son investissement face à la dépendance d’un proche, l’aidant peut s’épuiser et se perdre. Aussi il est nécessaire de connaitre les dispositifs et recours existants pour être accompagné et soutenu :

Assistante sociale, Médecin généraliste, Halte répit, séjour découverte, café des aidants…

Être accompagné lorsqu’on arrive à la limite du maintien à domicile ?

Les limites du maintien à domicile peuvent être multiples ; architecturales, sociales, financières, médicales… Se pose alors la question de l’entrée en Ehpad. Cette démarche peut être difficile. Les professionnels de l’Ehpad peuvent vous accompagner. Visite à domicile, entretien avec le psychologue de l’établissement, un après-midi découverte… solutions auxquelles vous pouvez avoir recours pour envisager une entrée. Cette approche dédramatise la prise de décision et déculpabilise l’aidant et la famille.

Tout au long du parcours de vie en établissement des personnes ressources sont également présentes pour répondre à vos questions. Des rencontres peuvent être organisées entre pair pour échanger sur vos difficultés. Vous pouvez vous adresser plus précisément au psychologue de votre Ehpad pour vous informer sur les associations d’aide aux aidants du territoire. En présence d’un parent développant une pathologie lourde, ces interlocuteurs sauront vous apporter des clés pour adopter la bonne posture.